Mon histoire

« Rien n'est acquis. Ni le temps, ni la santé, ni même les rêves. »

Quand la vie bascule

À l'âge de 22 ans, ma vie a basculé.

Je suis rentré d'urgence à l'hôpital dans une situation médicale complexe qui m'a amené à vivre de nombreuses hospitalisations, des douleurs extrêmes et plusieurs moments où ma vie a été sérieusement menacée.

Ces épreuves ont profondément transformé ma vision de la vie. Dans ces moments, j'ai compris quelque chose que je n'avais jamais réellement questionné avant : rien n'est acquis. Ni le temps, ni la santé, ni même les rêves.

Un regard tourné vers l'horizon

144e cas dans le monde

Après de nombreux examens et plusieurs hospitalisations, le diagnostic est finalement tombé : une maladie extrêmement rare, une lymphangiomatose abdominale.

J'ai été le chanceux héritier du numéro 144. 144e cas dans le monde.

À cet âge où la plupart des jeunes construisent leurs rêves, j'ai plutôt dû apprendre à vivre avec la maladie, la peur, et une question que je ne pouvais pas ignorer :

Est-ce que j'aurai le temps de réaliser mes rêves avant de mourir ?

Le Machu Picchu que je ne verrai pas

Après deux ans à survivre avec la maladie, j'ai tenté de reprendre une vie normale. Je me suis remis à rêver. À planifier. À croire que c'était encore possible.

C'est dans ce moment-là que je préparais un voyage qui me faisait rêver depuis longtemps : un périple en Amérique du Sud pour découvrir le Machu Picchu.

Mais une complication liée à la maladie m'a ramené directement sur un lit d'hôpital. Et c'est dans ce contexte que j'ai posé une simple question à mon médecin. Je lui ai demandé ce qu'il pensait de ce projet.

Sa réponse a été claire et directe :

« Si tu vas là-bas et que ça te réarrive, tu reviens les pieds en avant. »

En d'autres mots : tu ne reviendras pas en vie.

Ces mots ont résonné longtemps dans mon esprit. Pendant un moment, ils ont même éteint tous mes rêves.

Le mont Kilimandjaro à l'horizon
« Quand une montagne te dit qu'elle te prendra la vie, tu en cherches une autre à gravir. »

Un diagnostic ne détermine pas la fin de l'histoire

Mais avec le temps, j'ai compris qu'un diagnostic ne détermine pas la fin de l'histoire. Ce qui détermine la suite, c'est la façon dont on choisit d'y répondre.

Ces années ont été marquées par une réalité difficile : les hospitalisations, la douleur, les effets secondaires, et une vie souvent limitée à survivre plutôt qu'à vivre pleinement.

Mais malgré tout, j'ai continué d'avancer, entouré par les médecins, mes proches et une volonté de ne pas abandonner, même dans les moments où tout cela ne faisait plus de sens pour moi.

Je me suis accroché.

Samuel en portrait hivernal, la résilience incarnée

La montagne que nous portons tous

Nous avons tous une montagne à gravir dans notre vie. Pour certains, cette montagne s'appelle la maladie. Pour d'autres, l'anxiété, la souffrance ou les épreuves de la vie.

La mienne portait son nom. Mais au lieu de la subir, j'ai décidé de la transformer.

« Dans l'obscurité de la maladie, l'espoir devient une lumière. La Montée de l'Espoir veut porter cette lumière plus haut que la montagne. »

Ce projet est devenu bien plus qu'une ascension du Kilimandjaro.

C'est devenu un symbole de résilience. Un symbole de courage. Un symbole d'espoir. Un rappel que même dans les périodes les plus sombres, il est possible de redonner du sens à ce que l'on vit.

Avec le temps, une conviction s'est imposée : il faut donner un sens à ce que l'on traverse.

C'est dans cette optique que La Montée de l'Espoir est née.

Le parcours continue

Redonnons aux enfants
le droit de rêver

Pour les enfants qui n'ont pas le temps d'attendre que leur santé revienne avant de rêver.

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